Surfers Paradise: les 2 championsVoilà plusieurs semaines qu’avec Pierre, un français, et Cino, un Taïwanais, tous 2 étudiants à Shafston, nous allons surfer sur la Gold Coast. Mes 2 acolytes ont déjà plusieurs mois de pratique alors que pour moi, c’est une grande première. Je ne faisais pas encore de différence entre un longboard, un Malibu ou un shortboard, mais qu’à cela ne tienne ! Pas question de patienter pour booker un cours ou autre. Nous décidons de foncer louer une planche (longboard, plus facile pour débuter) et une combinaison. Notre premier spot sera Surfer Paradise ! Concernant le moyen de transport, Cino possède une vieille Holden (Opel en Australie), ce qui rajoute une petite touche « roots » à l’expédition. Ce jour là, les vagues ne sont pas énormes, c’est donc idéal pour ma première tentative. Après quelques heures à me faire brasser dans les vagues (pour vous donner une idée, c’est comme si vous passiez dans une machine à laver), j’arrive à me mettre debout (une seule fois ;-). La semaine suivante, nous allons à Coolangatta sur la Gold Coast où le spot est vraiment sympa. C’est également une excellente expérience et je commence à ressentir quelques bonnes sensations même si je n’arrive guère à tenir debout sur ma planche. Mais tout cela, c’était bien entendu avant le drame…

Et là, c’est le drame !

Le WE du 26 / 27 juillet s’annonce exceptionnel en terme de conditions météorologiques pour surfer… quand on maîtrise ;-). A Coolangatta, des vagues de 2,50m sont attendues avec un excellent ensoleillement. C’est décidé, avec Pierre nous irons tenter notre chance en espérant pouvoir surfer quelques vagues. Je vous rappelle que cela ne faisait que 2 semaines que j’avais commencé à surfer.
Le fameux WE arrive. Nous louons une voiture pour la journée et nous partons très tôt afin de profiter au maximum de la journée… 08h00 ;-) ! Ah oui, petite parenthèse concernant la conduite en Australie. Les voitures sont quasiment toutes automatiques et la conduite à gauche n’est pas du tout aisée. J’ai déjà à mon actif une double voix à contre sens en ville… heureusement sans accident. Mais qu’est ce que je reçois comme noms d’oiseaux… Je ne connais pas cette espèce qui commence par F..... Vous ne voyez pas-;-) ?

Pour revenir à notre WE surf, une fois arrivés à Coolangatta, nous découvrons la hauteur des vagues. Oups. En 2 secondes, j’ai tout de suite moins envie d’aller dans l’eau. J’ai beau cherché, je ne vois pas de débutants… Remarquez, des vagues qui font la hauteur de votre plafond… ça en décourage plus d’un. Les 2 vidéos suivantes (que Pierre a réalisées), vous donnent un aperçu des vagues. Mais pour se rendre compte, il faut être dans l’eau et tout près des « murs ».



« OK, je vais essayer… », Dis-je à Pierre sans grande conviction. Nous enfilons les combinaisons, nous prenons les planches sous le bras et nous nous dirigeons vers la plage. A ce moment là je me demande si je ne vais pas faire demi-tour. Plus je me rapproche et plus le bruit assourdissant des vagues s’écrasant sur les rochers s’amplifie. Avant de me jeter à l’eau, je lance un dernier « bonne chance » à mon pote. Et là c’est le drame… déjà ! Il faut arriver à passer le mur, c'est-à-dire passer la vague pour pouvoir attendre les suivantes. Mais le courant est si fort et les vagues si violentes qu’en 5 minutes, je me fais inexorablement déporté vers les dangereux rochers. Rien à faire, je ne maîtrise plus rien et une vague finie par me projeter sur l’un d’eux. A ce moment là, la seule chose à faire était de limiter la casse. A chaque fois que j’essayais de me lever sur un rocher, une autre vague me projetait à terre.
Heureusement, je suis arrivé à me sortir de ce mauvais pas et à revenir sur la plage. Après un check-up rapide, l’addition est salée : mon surf est abimé et mon genou est ouvert (rien de bien grave, ça saigne beaucoup simplement). Et comme si cela ne suffisait pas, je décide de tenter une nouvelle fois ma chance. Grave erreur !

La voiture top moumoute de CinoCette fois-ci, je prends le même couloir que Pierre afin de passer le mur et pouvoir espérer prendre une vague. Nous y parvenons et nous attendons la bonne vague. La prochaine sera la bonne ! Alors que la vague commence à se former nous accélérons progressivement en poussant sur nos bras. La vague est si puissante et notre niveau si… faible ;-) que nous nous faisons happer par la vague ! Nous avons droit à un petit tour de « machine à laver », programme essorage 1200 tours/min, qui me parait une éternité. En ressortant la tête de l’eau j’aperçois Pierre qui fait une drôle de tête. Et il y a de quoi. Sa planche est littéralement coupée en 2 sur un coté ! Je check alors ma planche et je m’aperçois qu’il manque un aileron sous celle-ci. Nous devinons alors ce qui est arrivé. L’aileron de ma planche a coupé la planche de Pierre quand nous avons été écrasés dans la vague. Le hic, c’est que nous avons loué nos planches… Il va donc falloir expliquer au vendeur ce qui est arrivé. La bonne nouvelle, c’est que celui-ci nous a dit que la planche de Pierre était réparable parce qu’elle était coupé seulement sur une face. La mauvaise nouvelle, c’est que nous avons du payer AUD$135 pour les 2 planches. Bref, la morale de cette histoire, c’est qu’il faut rester humble face à l’océan, surtout quand on ne maîtrise pas tous les paramètres.
Comme rien ne peut être simple, la suite de ce WE a été des plus inquiétantes…

Une semaine de cauchemar

Coolangatta: SunsetJe pensais que finalement nous nous en étions bien tirés. En effet, cela aurait pu être bien plus grave qu’un bobo au genou et du matériel cassé. Seulement, c’était sans compter sur les violents vertiges dont j’ai été victime, 3 jours après ce WE mouvementé.
Le mercredi suivant, soudainement, le sol s’est mis à bouger comme si j’avais bu quelques bières alors que ce n’était pas le cas. Une sensation étrange. Le sol semblait se dérober sous mes pas ! Je me suis dit alors que c’était certainement la fatigue et que cela allait passer rapidement. Tout le contraire ! Les jours suivants les effets se sont amplifier et mes premiers jours au boulot ont été un cauchemar. Du matin au soir j’avais ces vertiges avec des sensations de nausées. Je décide alors d’aller voir un médecin. Mon assurance en France organise rapidement un rendez-vous et le lundi soir suivant, je me retrouve dans un centre médical pour voyageurs. A ma grande surprise, la consultation ne dure que 3 minutes pour en conclure que je dois aller consulter un spécialiste. Il me prescrit quand même un traitement de 5 jours. Je me retrouve à la case départ. Je téléphone à mon assurance qui cette fois-ci fait traîner le dossier. Impossible d’avoir un rendez-vous dans les jours qui suivent. Je prends la décision de squeezer mon assurance et de passer en direct, au risque de ne pas être remboursé. En 3 heures, j’avais un rendez-vous en urgence chez un ORL. Après plusieurs tests, il m’a confirmé que j’avais été chanceux et que je n’avais qu’une infection de l’oreille interne (l’oreille interne joue un rôle essentiel sur l’équilibre) si je puis dire. En effet, lorsque vous surfez, la pression de l’eau qui rentre dans votre oreille est parfois si puissante que c’est comme si on vous donnez un coup de marteau sur le tympan. C’est ce qui m’est arrivé et qui a créé une infection de l’oreille interne. Il m’a dit que cela devrait passer d’ici 1 semaine. Je vous rassure, je vais beaucoup mieux. Je me repose en attendant que tout redevienne normal.

Voilà mes premières expériences en surf… Du fun avec quelques grosses frayeurs. La prochaine fois, j’essaierai d’y aller plus en douceur. En attendant de vous compter d’autres aventures, je vous laisse découvrir une dernière vidéo que Pierre a réalisée. Si vous voulez admirer la Jacky Surfing Touch, c’est par ici ;-).


Et comme toujours, toutes les photos disponibles de nos WE surf en cliquant sur le cadre ci-dessous.

Bonnes vacances à tous :-).